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Tifany Huot-Marchand : « Relancer le short-track en France »

Ses débuts, sa saison 2020/2021, ses objectifs olympiques. Echanges avec notre spécialiste de short-track, Tifany Huot-Marchand.

Tifany Huot Marchand

Comment avez-vous découvert les sports de glace ?

Totalement par hasard. J’habitais un tout petit village du Doubs, je n’avais jamais fait de sport en club, et notre voisine, qui avait pratiqué le short-track, a découvert qu’il y avait un club à Belfort. Elle y a emmené ses enfants et nous a proposé, à ma sœur jumelle et moi, de les accompagner. On a tout de suite accroché et nous nous sommes immédiatement inscrites. J’avais 9 ans. C’était à une heure de route de la maison, et trois fois par semaine, nos parents faisaient les allers-retours.

Que retenez-vous de votre saison 2020/2021 ?

Ce que je retiens, c’est notre complémentarité avec les filles de l’équipe de France. C’est ce qui nous a permis de ramener ces deux médailles (l’or européen et l’argent mondial). Ça nous a soudées pour cette saison olympique qui arrive.

Quels sont vos objectifs ?

La qualification pour les Jeux Olympiques de Pékin 2022 en individuel, avec les filles et avec le relais mixte. Et remporter une médaille dans ces trois catégories. J’ai de l’expérience maintenant. Je garde ma ligne de conduite et je finalise, on arrive dans le money time !

Plus généralement, j’aimerais relancer le short-track en France.

L’équipe de France féminine a remporté l’appel à projets de la FDJ. De quoi trouver de la sérénité…

C’est une grande fierté. On est vraiment soutenues, par cette grande famille qu’est la FDJ, et notre Fédération. Nous pouvons ainsi investir dans les stages, les compétitions, notre matériel… Et nous sommes davantage mises en avant. Ça nous apporte de la sérénité et nous aide à affronter toute cette saison olympique qui arrive.

Vous avez signé un contrat emploi réservé avec l’INSEP, comme le bobeur Dorian Hauterville. De quoi s’agit-il ?

Ce poste, c’est un peu le Graal. Je me suis toujours dit que c’était pour les autres. On est détaché pour pouvoir s’entraîner. Le fait de savoir que l’on va percevoir un salaire, que l’on va se créer plus de contacts, que l’on va être en relation avec le monde du travail, avoir accès à des formations, ça apporte énormément de sérénité, pour ma carrière mais aussi mon après-carrière. Je pense beaucoup à l’après, ça va m’aider à être un peu plus relax.