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Patricia SCOFFIER, un sacré CV !

Nous avons posé 3 questions à Patricia Scoffier (65 ans), présidente de la ligue Auvergne-Rhône-Alpes (AURA).

P Scoffier

« Comment avez-vous connu le milieu des sports de glace ?

Je n’ai jamais fait de patinage, j’étais plutôt athlétisme. Mais quand je conduisais mon fils à la piscine le mercredi et que l’on traversait la patinoire, ma fille de 2 ans me répétait à chaque fois qu’elle voulait y aller. Quand elle a pu, elle a commencé le patinage artistique et moi, j’y ai pris goût peu à peu. J’ai donné un coup de main par-ci par-là, et petit à petit, j’ai eu des responsabilités de plus en plus importantes. Quand elle a arrêté, à ses 20 ans, moi j’ai continué.

Quel est votre parcours ?

Mon engagement remonte à la saison 1992/1993, au club de Nice Côte d’Azur Patinage. J’étais hôtelière à l’époque (aujourd’hui retraitée), alors je me suis très vite occupée des réservations hébergements/transports pour les compétiteurs du club. J’en ai pris la direction en 1994 (jusqu’à 1998). En 1998 toujours, j’ai été élue au comité de patinage artistique de ce qui était alors la ligue RAPCA (Rhône-Alpes, Provence, Côte d’Azur). En 2006/2007, j’en ai pris la présidence. En parallèle, je suis rentrée à la Commission Sportive Nationale Patinage Artistique en 2007 (CSNPA), puis en 2010, quand Dominique Rabbé en a pris la tête, je suis devenue sa vice-présidente pour deux mandats (jusqu’en 2018). Entre-temps (2016), le président de la ligue Auvergne Rhône-Alpes (AURA) est décédé et j’ai été portée à la présidence, poste que j’occupe toujours. A côté de ça, je suis membre du Conseil Fédéral de la Fédération Française des Sports de Glace depuis 2018.

Combien y a-t-il de licenciés et de clubs dans votre ligue ?

On compte environ 4000 licenciés, dont 1400 licences compétition, pour un total de 38 clubs. C’est une grosse ligue, composée uniquement de bénévoles. Toutes les disciplines de la FFSG sont pratiquées. On commence même à avoir du sport extrême.

Elle a aussi un aspect particulier : on a mis un gros travail en place avec les équipes enseignantes des clubs qui font de la compétition artistique. On organise en effet des regroupements avec un ou deux experts invités qui peuvent être, par exemple, des juges internationaux ou des spécialistes techniques, mais aussi des intervenants dans les domaines artistique ou sportif (théâtre, gymnastique, capoeira…). Ces personnes expérimentées viennent expliquer et partager avec une douzaine de professeurs, qui se connaissent tous, et interviennent également avec les enfants. Il y a un réel travail d’équipe, dont je suis très fière. On a réussi à gommer cet antagonisme qui peut exister entre le corps arbitral, les enseignants et les dirigeants. On est arrivé à construire quelque chose de positif et de dynamique. C’est au profit des enfants et c’est bien agréable de les voir évoluer comme ça : tous ces profs travaillent ensemble avec beaucoup d’échanges, ils se nourrissent les uns des autres et ils progressent. Ça me tient à cœur et j’essaie d’impulser cette dynamique sur d’autres disciplines.

Dans nos projets, enfin, on aimerait essayer de développer le curling sur le territoire. On sait qu’il y a un potentiel de licenciés. »

L’info en + : la ligue Auvergne Rhône-Alpes accueille les Internationaux de France, du 13 au 15 novembre à Grenoble, des événements nationaux dans de nombreuses disciplines, comme le Masters (patinage artistique et danse sur glace), du 1er au 3 octobre à Villard-de-Lans… et peut-être une bonne nouvelle internationale pour 2021.