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Jean Savarino, de la boxe aux sports de glace

Echanges avec Jean Savarino, Directeur de la Performance au sein de la Direction Technique Nationale de la Fédération Française des Sports de Glace.

Jean Savarino

Quel est votre parcours d’athlète ?

J’ai été boxeur de haut niveau pendant dix ans, pratiquant tour à tour la boxe éducative, la boxe olympique et la boxe professionnelle. J’ai décroché deux titres de champion de France (juniors et seniors) et j’ai été 48 fois international, participant ainsi aux Championnats d’Europe et du Monde.

Je suis passé par l’INSEP et le Bataillon de Joinville.

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai travaillé à la Fédération Française de Boxe pendant 25 ans : j’y ai occupé tour à tour les postes de conseiller technique régional (CTR), conseiller technique national (CTN), Directeur Technique National adjoint puis Directeur Technique National.

Pendant 12 ans, j’ai été entraîneur national des jeunes (cadets/juniors) et des seniors olympiques. J’ai conduit l’équipe de France aux JO de Londres, en 2012. Dans la continuité, j’ai été l’un des artisans majeurs sur l’olympiade de Rio (où les boxeurs français ont décroché 6 médailles).

Je n’ai jamais négligé le double projet (sportif et socio-professionnel) : j’ai ainsi passé l’ensemble de mes diplômes sportifs (Brevets d’Etat 1er, 2e et 3e degré), le professorat de sport et le concours de conseiller technique pédagogique supérieur (CTPS). Je dispose aussi d’un Master 2 droit du sport à la Sorbonne.

J’ai enfin été conseiller technique interministériel anti-dopage (Ministères des Sports et de l’Intérieur, en collaboration avec l’Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD)) auprès d’un Office central qui lutte contre les trafics du dopage.

J’ai toujours cru en la formation comme un vrai moyen d’insertion socio-professionnelle. J’ai eu ça en tête tout au long de ma carrière et dans chacune des fonctions que j’ai occupées auprès des athlètes et des collègues cadres.

Quel est votre souvenir le plus marquant en tant qu’encadrant ?

C’est quand Alexis Vastine a remporté la Coupe du Monde.
Le moment qui m’a affecté au plus profond, c’est quand je suis allé ramasser Alexis, allongé sur le ring, les bras en croix, en quarts de finale des JO de Londres, où il avait été volé.

Comment définiriez-vous votre poste ?

J’ai trouvé une fédération très accueillante, avec une équipe de cadres engagés dans leur projet olympique. La force de la FFSG, c’est sa diversité. La plus-value que je peux apporter ? Me positionner comme un véritable manager au service des 8 disciplines olympiques en étant une courroie de transmission entre l’Agence Nationale du Sport (ANS) et la fédération.

Mon rôle principal, c’est de concevoir, coordonner et conduire le projet olympique pour chacun de nos sports. Pour ce faire, on dispose de plusieurs outils : la planification (générale et individualisée), qui est l’un des éléments incontournables de la réussite ; les ressources humaines (les cadres techniques sont des experts sur lesquels je m’appuie) ; le budget (les moyens mis à disposition par le Ministère chargé des Sports et l’ANS donnent de la force pour piloter un projet olympique ambitieux.)