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Dorian Hauterville : « C’est le bobsleigh qui nous choisit »

Objectif olympique, athlétisme, contrat emploi réservé avec l’INSEP... Zoom sur Dorian Hauterville (30 ans), pousseur de l’équipe de France de bobsleigh.

DH

« Comment et quand avez-vous découvert les sports de glace ?

Je les ai découverts vers l’âge de 12 ans. J’ai grandi à cent mètres d’une patinoire et bien qu’à l’époque, j’étais fan de foot et d’athlétisme, il m’arrivait d’aller y patiner avec des amis l’hiver. Même si je ne m’intéressais pas vraiment aux compétitions des sports de glace, je connaissais les stars de l’époque.

Pourquoi avoir choisi le bobsleigh ?

On ne choisit pas vraiment le bobsleigh. En général, c’est plutôt le bobsleigh qui nous choisit. Après huit ans d’athlétisme (spécialité 100 mètres), je me suis retrouvé aux Championnats de France. Max Robert (entraîneur de l’équipe de France de bobsleigh) était dans les tribunes. A la fin de la compétition, il est venu me voir. Nous avons discuté. Il avait l’air vraiment convaincu que je pouvais réussir dans son sport et il est parvenu à me convaincre. C’est comme ça que le mois suivant, je me suis retrouvé en stage avec lui et que tout a commencé.

Pouvez-vous nous expliquer l’importance de la pratique de l’athlétisme pour votre discipline ?

Entre l’athlétisme et le bobsleigh, il n’y a qu’un pas. Les qualités physiques principales demandées pour performer dans ces deux sports sont les mêmes, à savoir être rapide, explosif et puissant, et la technique de course est sensiblement la même. Au bobsleigh, le pousseur fait office de "moteur" pour l’engin, il faut donc savoir faire tourner les jambes très vite et de façon efficace. C’est pour ça que l’athlétisme est très important dans la pratique de notre discipline et qu’il est intégré dans notre préparation physique.

Quels sont vos objectifs ?

Avec Romain (Heinrich), en bob à 2, ça fait deux ans que nous sommes régulièrement dans le Top 6 mondial (avec notamment une 2e place lors d’une étape de Coupe du monde et un podium aux Championnats d’Europe). Il reste deux saisons avant les Jeux Olympiques de Pékin. Nous voulons continuer de progresser, avec pour objectif la médaille en 2022.
Sur le bob à 4, nous avons un peu de retard mais il ne manque pas grand-chose pour réussir de belles performances et nous faisons tout pour être très compétitifs sur les deux disciplines.

Vous avez signé un contrat emploi réservé avec l’INSEP. De quoi s’agit-il ?

Oui, j’ai eu cette chance ! J’en suis très fier et honoré parce que je sais que la demande pour ces emplois est très forte et que c’est la première fois que c’est attribué à un bobeur. Il s’agit d’un contrat de travail qui me permet d’être un athlète ambassadeur de l’INSEP, avec des missions. Nous y allons très régulièrement pour nous préparer pendant la saison et c’est un lieu que j’apprécie particulièrement car tout y est fait pour s’entraîner dans les meilleures conditions. C’est aussi pour cette raison que je suis très fier d’avoir obtenu ce poste. C’est aussi un contrat qui me permet d’être épaulé pour préparer mon après-carrière sportive. Enfin, ça me garantit une certaine sérénité jusqu’aux prochains JO. »

L’info en + :
Son record sur 100m est de 10’’55