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Coline Keriven et Noël-Antoine Pierre : « C’est une chance »

Echanges avec Coline Keriven et Noël-Antoine Pierre, qui ont récemment remporté les Masters de patinage chez les couples.

Coline Nono Nos acteurs

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre discipline ?

Coline Keriven : Le fait que ce soit un sport d’équipe. J’adore aussi la dangerosité de tous les éléments, ce sont vraiment des sensations incroyables.

Noël-Antoine Pierre : Etre à deux, se battre à deux, c’est assez sympa. Il y a une multitude de figures, c’est beaucoup plus varié que sur l’individuel.

Coline Keriven : On ne s’ennuie jamais.

Noël-Antoine Pierre : Il y a toujours des choses à travailler. Quand on fait un programme, c’est aussi un combat de chaque instant avec l’autre, c’est intéressant.

Que diriez-vous à quelqu’un qui hésite à passer de l’individuel au couple ?

Coline Keriven : Il ne faut pas avoir peur. A partir du moment où elle est un peu casse-cou, la fille va forcément adorer. Il faut se lancer, c’est une chance de faire du couple. Si quelqu’un en a la possibilité, il faut y aller.

Noël-Antoine Pierre : En France, il y a beaucoup de patineurs qui ont du talent et qui pourraient être vraiment très bons dans cette discipline. Vivre de fortes émotions avec quelqu’un, c’est aussi quelque chose à faire.

Coline Keriven : Tant qu’on n’a pas essayé, on ne peut pas savoir si on aime bien ou pas car c’est vraiment très différent de l’individuel.

Noël-Antoine Pierre : Je suis arrivé à un moment dans ma carrière où j’hésitais. Je me suis dit "bon, j’essaie". Je suis parti sur deux semaines, après je me suis dit "on va faire un an" et maintenant ça fait six ans. J’ai eu la chance de faire les Championnats d’Europe, les Championnats du Monde... Ce sont de belles histoires.

Pour faire référence à la campagne de la FFSG, quel serait le super pouvoir des patineurs de couple ?

Coline Keriven : Je dirais que c’est l’entraide. On apprend à gérer à deux, à se soutenir, c’est une belle valeur à apprendre.

Noël-Antoine Pierre : La fille et le garçon n’ont pas le même super pouvoir. Ce sont deux rôles différents.

Coline Keriven : Le garçon, c’est la force, il est très protecteur. Il a quand même une fille au-dessus des bras !

Noël-Antoine Pierre : Les filles, c’est plus le pouvoir de voler et les garçons de pousser.

Noël-Antoine, vous faites partie du Conseil Fédéral de la FFSG. Quel est votre rôle ?

Je suis le représentant de tous les sportifs de haut niveau de la fédération. Mon rôle, c’est donc de porter leur parole. C’est aussi de participer à cette vie associative, de prendre part aux débats et à toutes les missions de surveillance et de proposition que peut avoir le Conseil Fédéral.

Photo : Patinage Magazine