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Alexis Sodogas : « 8 ans en équipe de France de short-track »

Echanges avec Alexis Sodogas, Cadre Technique National en charge du pôle disciplines de vitesse à la Fédération Française des Sports de Glace.

Alexis Sodogas Nos acteurs

Comment avez-vous connu le milieu des sports de glace ?

A Fontenay-sous-Bois, il y avait - et il y a toujours - une patinoire. Et on avait la chance, dans les cycles scolaires, d’y aller. En parallèle, je me rendais, le mercredi, au centre d’initiation sportive, où je faisais là aussi du patinage. Et le week-end, je pratiquais encore le patinage avec mes grands frères. Lors d’une séance publique, le président de club m’a repéré et proposé de venir essayer le short-track.

Ce que vous avez fait…

Depuis 1982, je suis licencié à la Fédération Française des Sports de Glace. J’ai toujours fait du short-track. Entre 1992 et 1999, j’ai fait partie de l’équipe de France. J’ai pris part aux Championnats d’Europe, aux Championnats du Monde, aux Coupes d’Europe et aux prémices des Coupes du Monde. Mon plus grand regret, c’est de ne pas avoir fait les Jeux Olympiques.

Qu’avez-vous fait une fois votre carrière sportive terminée ?

J’ai passé des diplômes. Je suis resté au contact de ma discipline grâce à mon BE1 puis mon DES. J’étais éducateur territorial des activités physiques et sportives et en parallèle, j’entraînais un club de short-track à Fontenay-sous-Bois, avec des missions régulières pour la FFSG auprès des juniors et des seniors dans l’encadrement de stages ou de compétitions. Puis en 2016, on m’a proposé d’intégrer la Direction Technique Nationale de la FFSG en tant que Cadre Technique National (CTN) en charge de la détection.

Très récemment, mes missions ont évolué et je suis devenu manager du pôle disciplines de vitesse. Mon rôle : coordonner toutes les actions qui tournent autour du patinage de vitesse courte piste et longue piste, tant auprès des athlètes que du staff technique, et ce, que je sois au siège de la FFSG ou en déplacement au centre national de Font-Romeu ou sur la structure nationale relève de Reims.

Quels souvenirs marquants pouvez-vous partager avec nous ?

J’ai connu deux grosses émotions en short-track :
 Quand on n’a pas qualifié nos équipes de relais pour les JO 2018. Ç’a été une grosse déception : j’y croyais à fond, j’avais vécu toutes les phases de qualification au plus près des athlètes.

 Quand une athlète en difficulté remonte la pente et remporte des médailles lors des Universiades d’hiver, en 2019. Il s’agissait d’Aurélie Monvoisin.

En 2020, enfin, j’ai vécu une situation assez particulière : je me suis retrouvé aux Jeux Olympiques de la Jeunesse avec mon fils Quentin, qui pratique le snowboardcross. J’étais physiquement dans la patinoire, pour le short-track, et moralement avec lui, pour le soutenir. Il a fallu que je sorte pour me recentrer sur l’objectif et être au plus près des athlètes.

L’info en + : ce que j’aime dans mon métier, c’est de considérer l’humain derrière chaque sportif/sportive, pour faire d’eux des femmes et des hommes qui entreront plus tard dans la vie active de façon épanouie car ils auront su acquérir de la rigueur et se découvrir à travers le dépassement de soi.