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Agathe Bessard : « Une médaille aux JO 2026 »

Ses débuts, ses objectifs cette saison, son rêve olympique… Une interview tout schuss avec Agathe Bessard (21 ans), qui pratique le skeleton.

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Comment avez-vous découvert le skeleton ? Et quand avez-vous commencé ?

Mon papa était directeur de la piste de bobsleigh de La Plagne et depuis mon plus jeune âge, j’ai vu des engins descendre. C’est donc un sport que je connais depuis que je suis toute petite et qui m’a toujours beaucoup attirée. On ne pratique pas le skeleton par hasard. Lorsque j’ai commencé, il fallait avoir 14 ans. J’ai donc attendu patiemment et j’ai fait mes premières descentes en octobre 2013.

Avez-vous essayé d’autres sports avant de choisir le skeleton ?

Originaire de La Plagne, j’ai chaussé les skis à l’âge de 3 ans et intégré le club des sports à 7, où j’ai participé à mes premières compétitions. J’ai arrêté le ski alpin lorsque j’ai commencé le skeleton. J’ai essayé la luge une saison où je ne pouvais pas skier mais je n’ai pas du tout accroché à cette discipline.

Pratiquez-vous d’autres disciplines des sports de glace pour le plaisir ?

Je ne pratique pas d’autres disciplines des sports de glace pour mon plaisir mais il m’arrive de chausser les skis à la fin de la saison de skeleton afin de retrouver les sensations que j’avais dans mon ancien sport.

Pouvez-vous ressentir de la peur quand vous vous élancez ? Ou quand vous êtes en pleine course ?

Je ne ressens pas de la peur avant le départ mais plutôt une certaine forme de nervosité. On s’élance la tête la première à seulement quelques centimètres du sol, une simple erreur peut être lourde de conséquences. Certains diront que si on ne ressent pas cette nervosité avant le départ, alors il vaut mieux ne pas le prendre. Pendant les courses, c’est différent. Il faut gérer le stress généré par la course en elle-même en plus de cette nervosité. Bien savoir gérer ce mélange est important pour arriver à être relâchée pendant la descente.

Pouvez-vous nous dire un mot sur votre début de saison ?

Cette saison est vraiment particulière en raison de la crise sanitaire. On a déjà couru deux Coupes du monde à Sigulda (Lettonie) et une autre à Igls (Autriche). Là, il en reste une – toujours à Igls (vendredi)- avant la trêve de Noël.
La première course à Sigulda était en dessous de mes espérances mais c’est ma première année sur le circuit Coupe du Monde, il faut que j’apprenne à gérer tous les nouveaux paramètres comme la télévision par exemple. La deuxième course s’est beaucoup mieux passée, je me sentais mieux sur mon engin et mon pilotage était également bien meilleur.
Concernant la première course à Igls, la météo nous a empêchées de nous entraîner le premier jour et nous avons donc couru avec seulement deux runs d’entraînement. La première manche de la course a elle aussi été annulée à cause de la météo et nous avons donc disputé l’épreuve sur une seule manche. La descente était vraiment très propre mais malheureusement, le temps ne reflète pas ce ressenti (mauvais choix de patins très certainement).

Quels sont vos objectifs cette saison ? Sur le plus long terme ?

On peut considérer cette saison comme une saison blanche : le ranking est figé et les Canadiennes, Américaines et Asiatiques ne sont pas là. C’est donc une saison pour apprendre, progresser et découvrir le circuit Coupe du Monde afin de préparer au mieux la saison prochaine. L’objectif reste tout de même les Championnats du Monde juniors (-23 ans) de Saint-Moritz (Suisse) et les Championnats du Monde seniors qui auront lieu à Altenberg (Allemagne). Je suis la première Française à atteindre ce niveau de compétition.
Sur le plus long terme, c’est bien évidemment une qualification aux Jeux Olympiques de Pékin en 2022 et une médaille à ceux de 2026 (Milan et Cortina d’Ampezzo). Ce serait une première pour le skeleton féminin français.