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| > Danse sur glace |
![]() Cette discipline qui cultive sa singularité, son originalité, voire une certaine indépendance à l'égard du patinage classique, dit artistique, occupe désormais une place de choix dans les grandes compétitions internationales et olympiques.
Elle a connu un phénomène d'engouement exceptionnel à partir du moment où le CIO lui a ouvert grand les portes des jeux Olympiques, en 1976, à Innsbruck. La danse avait déjà effectué son entrée officielle aux Championnats du monde 1952, à Paris. Spécialité uniquement pratiquée en couples, elle s'est rapidement imposée par son brio à la télévision qui l'a grandement popularisée. La danse a alors évolué radicalement vers plus de vitesse, de technique (précision des carres), de virtuosité dans les mouvements et les combinaisons, tout en repoussant sans cesse les frontières de la création artistique. On est sorti progressivement de la transposition pure et simple, sur la glace, de la danse de salon "à l'anglaise". Fini le ball-room avec ses rumba, tango romantica, valse viennoise, fox-trot, paso-doble... au caractère notoirement répétitif et assez "ringard". Place à de la danse pure, classique ou moderne, magnifiée par l'expression gestuelle et artistique, une forte interprétation, à la faveur d'une chorégraphie généralement à thème: comédie, tragédie, exotisme, humour, folklore... La danse sur glace a offert une sorte d'invitation au rêve et même influencé tout le milieu du patinage, avec l'exceptionnel élan donné par la brillante école russe, très inspirée du Bolchoï de Moscou et du Kirov de Saint-Petersbourg et notamment le génie créatif de Tatiana Tarassova. Seul inconvénient: les critères de jugement sont très difficiles à déterminer en danse sur glace. Pas de sauts individuels ou lancés très périlleux comme dans le patinage de couple ou individuel. Une rotation et demie seulement en sauts. Trois à cinq rotations en pirouettes. Base essentielle de l'évolution sur la glace d'un couple de danseurs: les partenaires ne doivent pas se séparer longtemps et suivre le bon tempo et le caractère de la danse en recherchant la difficulté des pas. Ainsi, la danse sur glace, trop souvent montrée du doigt, avec ses classements pré-établis selon la notoriété des couples, a-t-elle été fréquemment mêlée à de nombreuses controverses, voire des scandales. Alerté par le CIO, qui menaçait d'exclure la danse du programme des J.O., la Fédération internationale a réagi sagement en décidant, dès 1999, de renouveler les jurys à chacun des trois passages: danses imposées, danse de création et libre, pour éviter les combines et améliorer l'objectivité. Il eût été en effet dommage que disparaisse des J.O. une discipline qui a tant marqué l'histoire avec quelques couples célèbres comme les Britanniques Torvill-Dean, les Russes Bestemianova-Bukhin, Klimova-Ponomarenko et Gritschuk-Platov. La France n'a pas été absente de ce panorama avec dans un premier temps Christiane-Jean-Paul Guhel, puis Isabelle et Paul Duchesnay, enfin plus récemment Sophie Moniotte-Pascal Lavanchy et Marina Anissina-Gwendal Peizerat. |
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