SKELETON

 

En 1882, quand le ski était toujours inconnu en Europe centrale, des soldats anglais ont construit une trace de luge menant de Davos à Klosters en Suisse. Le parcours était semblable dans la conception aux traces canadiennes très populaires là-bas, mais ce n'était rien de moins d’une simple ligne droite en descente. Pour la rendre plus stimulante, des courbes ont été insérées dans la trace.

C'est à Saint-Moritz que fut créé en 1887 le Saint-Moritz Toboganning Club qui relança l'idée lancée en 1884 par l'Anglais W.H. Bulpetts de cette discipline très ancienne et méconnue du grand public.

En 1892, un Anglais, M. Child, a étonné ses amis sportifs d'un nouveau traîneau fait principalement de métal. Certains spéculent que puisque le traîneau a ressemblé à un squelette, c'est ainsi qu'on appela cette discipline « skeleton ».

En 1923, le FIBT (Fédération Internationale de Bobsleigh et Toboganning) a été officiellement constituée. Lors du Congrès FIBT de Paris en 1926, le Comité Olympique International a déclaré le skeleton comme sport Olympique. Alors que 3 types de pratique de la luge existent dans le monde, selon d'origine américaine, canadienne ou suisse, le Congrès décide d'édifier les règlements suisses de St. Moritz comme valables pour toutes les compétitions.

En 1928, pour la 1ère apparition du skeleton lors des Jeux Olympiques de St Moritz, l’Américain Jennison Heaton  remporta la 1ère médaille d’or olympique de skeleton.  20 ans plus tard et toujours à St Moritz, le skeleton fait sa 2ème apparition olympique, accueillant 13 participants venus de 5 pays différents.

Considéré longtemps comme discipline trop dangereuse, ce n’est qu’en 1999 que le skeleton sera reconnu et inscrit au programme olympique des Jeux de Salt Lake City 2002.


Plus de 30 nations venues des 6 continents se disputent aujourd’hui les podiums.

 

Equipe de France
Aujourd'hui la France sait se distinguer dans cette discipline, comme le montre la victoire de Philippe Cavoret en étape de Coupe du Monde à Altenberg en 2003. Philippe figure parmi les 10 meilleurs mondiaux de sa discipline, trustant régulièrement les podiums et les tops 10 de la coupe du monde.

Mais à l’instar de son compatriote bobeur Bruno Mingeon, la difficile 19ème place acquise les Jeux Olympiques de Turin 2006 furent derniers jeux de Philippe Cavoret. La relève emmenée par Gregory Saint Geniès saura-t-elle reprendre le flambeau ?

 

Pratique
Cette discipline, apparentée à la luge, se différencie de cette dernière puisque  les concurrents sont allongés sur le ventre (et non sur le dos), la tête assez en avant par rapport à l'engin, la maîtrise et notamment le freinage, s'opérant avec des souliers équipés de griffes. Les vitesses atteintes sont supérieures à 120 Km/h et la pression subie peut rapidement s’élever au-delà de 5 G.

Les compétitions sont organisées en deux manches, où le vainqueur est le plus rapide aux temps cumulés.

Le coureur est placé dans une piste de bob et le ’’slider’’, comme sont appelés les athlètes, pousse le traîneau le long de la piste le plus vite possible. Après 30 mètres environ, le slider se lance lui-même sur l’engin la tête en avant.


La conduite de l'engin n'est pas un exploit facile. Les techniques diffèrent d'un athlète à l'autre, mais la plupart d'entre eux utilisent une pression sur l'engin avec les épaules et les genoux, changeant la direction de l'engin sur la glace. Et pour changer efficacement et immédiatement de direction, l’athlète peut aussi utiliser les griffes fixées à ses pieds.

La recherche d’aérodynamisme et primordial pour gagner le maximum de vitesse, et dans la mesure où la vitesse et l’aérodynamisme sont au maximum des possibilités, c’est la qualité de conduite de l’engin qui doit faire la différence.

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